samedi 5 novembre 2011

Awhi farm in Turangi

 On a donc passé une semaine en compagnie de Lisa, Bomun, Brian and Joanna dans Awhi farm, à Turangi. Awhi farm, c'est donc une terre maori récupérée par Lisa, qui a des origines maori, pour en faire un lieu de permaculture. Des légumes, des fruits, des fleurs, quelques animaux, des éco-constructions, un accueil de jeunes en formation ou en travaux d'intérêt général, tel est le quotidien d'Awhi farm. Lisa est la locale, la cuisinière, l'intendante et c'est grâce à elle que nos enfants ont pu aller dans une école maori. Bomun, un américain qui est là depuis 4 ans et qui n'envisage pas d'en repartir, c'est l'éco-constructeur. Brian et Jo, ce sont deux jeunes retraités qui sont là pour aider au lancement de la ferme en permaculture, une de leur spécialité. Ils sont aussi en train d'organiser un grand rassemblement sur le thème, à Turangi en avril prochain, avec le gratin international des spécialistes de la permaculture. Et puis ils nous ont proposé leur maison vide dans le Coromandel pour fin novembre, sympa !




La permaculture, il doit y avoir de bonnes définitions et explications sur Internet pour ceux que ça intéresse, mais sinon en gros et d'après ce qu'on en a compris, c'est une façon d'organiser toutes les plantations et les activités agricoles en fonction du lieu d'implantation afin d'en faire une exploitation qui devienne la plus autonome possible en s'auto-régulant à terme. Le souhait également de Lisa, qui est très généreuse par nature, c'est d'en faire un jardin « communautaire » où les habitants de la petite ville de Turangi pourraient venir se servir en fruits et légumes de qualité tout en donnant un coup de main s'ils le souhaitent. Mais ce n'est pas non plus une obligation...
Alors nous cette semaine, ben on a désherbé, préparé des terrains pour la nouvelle lune, repiqué des semis, participé à la construction des toilettes sèches et douches pour les campeurs qui seront bientôt accueillis, cuisiné, nettoyé, bref on a aidé à la bonne marche quotidienne de cette jeune exploitation.






Les enfants eux, nous ont aidé et ont travaillé leur programme scolaire, mais ils sont aussi allés à l'école maori pendant 3 jours où on a reçu un accueil vraiment ... impressionnant !
Mercredi matin, 8h45, on arrive à l'école : les enfants du primaire sont tous rassemblés avec leurs instits (que des dames et toutes guitaristes) dans une grande classe. Et là on a eu droit à la totale : des chants, une prière, encore des chants, la présentation des petits français, de nouveau des chants, des hakas plus vrais que nature effectués par les garçons, toujours des chants et la fin en une danse chantée par les filles et les garçons réunis, le tout à deux voix et avec les guitares... Waouw ! Il est déjà 9h 30 ! On en est restés bouche bée (et la larme à l'œil) tellement c'était chouette. Tout ça pour nous, ou presque car en fait ils le font très régulièrement et ce n'est vraiment pas du folklore, on voit vraiment que ça fait partie de leur culture. Quel impressionnant « Ka Mate » réalisé par 20 garçons de 6 à 11 ans ! « Ka Mate » qui en plus est le haka vraiment local des tribus maori des environs, il a été inventé à quelques kilomètres de là.
Voilà le bain dans lequel on a laissé les enfants, qui ont malgré tout vécu un peu plus difficilement ces 3 jours de classe qu'à Manakau, car dans une école maori, on parle … maori. Voilà t'y pas qu'ils vont devenir trilangues !!! Ils en ont déjà assez avec l'anglais, parents indignes !




Quoi d'autre à Turangi ? L'anniversaire de Mary Blossom (7 ans), la fille de Lisa, avec pizzas salées et sucrées au four à bois ; la piscine 2 fois cette semaine avec une bonne douche chaude (!) ; les piscines thermales d'eau chauffée par les poches de magma juste en-dessous de nous ; les travaux scolaires et informatiques à la médiathèque par temps pluvieux ; la visite du National Trout center, dans ce pays de la truite (et les truites sont enormes ici) une petite balade en forêt ; les courses au New World, bien sûr ; et la rencontre de 2 woofers français, Emilie et Cédric, intéressés par la permaculture et qui rentrent de 2 ans à Tahiti. Des discussions très sympas avec eux, un bon repas au four à bois et peut-être une piste pour aller bronzer à Tahiti en fin de séjour ??? Ne rêvons pas trop encore, ça reste un peu loin et surtout un peu cher...

Ce dimanche, direction Taupo au nord du lac pour une petite vadrouille sur le thème de l'eau : les Aratiatia rapids , où comment transformer une paisible petite rivière en un torrent tumultueux , the Huka Falls, chutes d'eau au débit impressionnant et camping au bord de la Waikato river. Cool, il a fait beau !





Lundi, après les « craters of the moon », direction l'ouest par la route dont le nom à lui seul est déjà tout un programme : the « forgotten world highway », la route du monde oublié... Du vert, des vaches, des vallées, des montagnes, très peu de voitures croisées et pas une âme qui vive. Ah si! Antonin, un routard stoppeur français qui marche sous le soleil depuis 3 heures. Donc on le prend, et c'est encore une belle rencontre avec un français. On partage un camping, un plat de pâtes et un vin australien avec lui, et c'est vrai qu'on aime bien de temps en temps rencontrer des français pour échanger quelques tuyaux, comparer les français et les néo-Z, se dire qu'on est finalement contents d'avoir été bons en finale mais de ne pas avoir gagné, partager nos expériences respectives... (il vient d'ailleurs de laisser un commentaire, salut Antonin et bonne route !). Là encore, nos enfants sont ravis de pouvoir parler à d'autre et de découvrir une démarche, une aventure, un quotidien encore différents et ils ont plein de questions à poser...

Et là on arrive à Wangamomona, un état dans l'état. Ce village de 50 âmes (tiens, tiens …) a décidé il y a 22 ans de s'auto-proclamer république car on a voulu les changer de région sans leur demander leur avis. Du coup, ils élisent régulièrement un président et fêtent chaque année « the independance day », une manifestation qui attire plusieurs milliers de spectateurs (re tiens, tiens...).



HT




Après une route toujours aussi verte (avec un vert un peu différent du nôtre, d'ailleurs),nous voici maintenant arrivés près de New Plymouth, en wwoofing à la brasserie Mike's, qui fabrique de la bière bio plutôt pas mal. Il a fait beau et chaud ici aussi ces jours-ci, nous a-t-on dit.... C'est bien parce que là il pleut, et pas qu'un peu ! Du coup on n'a toujours pas vu le mont Taranaki, mais on sait qu'il est pas loin car il attire et garde tous les nuages, surtout ceux qui ont envie de faire pluie-pluie ! (« le meilleur de Tom Tom et Nana », mega-farces et mini-gaffes , page 2).

Une semaine de découverte autour de la fabrication de la bière, une nouvelle école pour les enfants, quelques balades en bord de mer si le temps le permet, quelques courses au New World, tel devrait être notre programme en ce beau printemps de novembre. Et dire que Noël approche ! Par contre, pas de portable ni d'internet chez Mike's, ça ne passe pas.

HT


Pour ceux qui voudraient lui ecrire directement sans passer par ses parents, Hugo a une adresse mail hugoterris@gmail.com. Il la consulte et repond de temps en temps, quand ses parents lui laissent acceder a l'ordi...


mardi 25 octobre 2011

Que d'histoires...


On n'est pas champions du monde, mais c'est quand même pas passé loin... A défaut d'aller à Auckland voir le match, on a passé une bonne dernière semaine malgré tout.

Après avoir dit au revoir à tous les animaux, nous avons dit au revoir à Beverley et aux amis rencontrés à Manakau School.


A Wellington, une belle surprise dans notre boite aux lettres, des livres pour petits et grands et enfin.... de nouveaux manuels scolaires pour s'y mettre pour de bon !

Nous avons aussi reçu (par mail) un petit message sonore d'un Dimanche à Caplongue concocté par Katy (alias Daniel Mermet)... on s'y serait cru ! Merci les copains ça fait plaisir de vous entendre, recommencez quand vous voulez.








En vadrouille tout au Sud de l'Ile du Nord, nous avons essayé d'aller voir une colonie de phoques entre les averses... Résultat après une heure de chemin caillouteux en bord de mer avec le vent dans le dos, nous (les filles) avons décidé de faire demi tour dès l'arrivée des premières gouttes et la menace de gros nuages noirs... les garçons ont préféré essayer encore un peu plus loin dans l'espoir de découvrir enfin the seal colonie...

Et bien, c'est beaucoup mieux de marcher avec les garçons, sans pluie et avec le vent dans le dos que l'inverse... finalement trempés et bredouilles nous avons campés dans notre Bongo bien à l'abri du vent. Le lendemain nous avons fait une virée en ville, fait un petit Haka au musée Te Papa. Invités chez Tim et Katrina, nous avons dormi près de chez eux dans notre Bongo sous une bonne grosse pluie.

Le matin, malgré le ciel couvert et un certain raz-le-bol (de certaine que l'on ne nommera pas) de ce temps froid et humide nous partons pour nos deux jours de randonnée...



Nous voilà sacs aux dos à l'assaut du bush, belle balade tranquille jusqu'à l'arrivée à la rivière … d'après la carte notre cabane est de l'autre côté... On peut pas passer au-dessus...on peut pas passer à côté... Et bien on va traverser !








Après s'être rechaussés et s'être faits transporter par un 4x4 du DOC (Department Of Conservation – un peu notre ONF) pour les autres traversées, nous voici arrivés dans notre David Croket Hut.





Un bon feu, des croque-monsieur au feu de bois et tout le monde au lit ! On est mieux dedans que dehors : toute la nuit, la pluie et le vent s'acharnent. Au matin le temps est plus calme. Par contre quand il s'agit de repartir, la rivière n'est plus la même que la veille... De transparente, l'eau est devenue marron et le courant est bien plus fort... On a beau chercher, Papa a beau essayer de traverser... maman a beau s'affoler sur la rive... on ne voit pas trop de solution. Heureusement Keith, un employé du DOC rencontré la veille, vient à notre secours, il arrive avec un grand bâton, cherche le meilleur endroit pour passer puis enfin nous rejoint ! 



Par contre pour traverser avec les enfants c'est plus compliqué. Nous testons donc la méthode DOC avec Keith : on s'accroche tous au grand bâton et on traverse tous ensemble à tout petits pas... Ça marche plutôt bien ! On fait ensuite une pause dans la cabane de Keith et nous faisons plus ample connaissance avec ce baroudeur en partageant un bon repas au chaud. Pendant ce temps, l'eau descend avant notre dernière traversée.


Merci Keith, en plus, il nous a invités à passer dans sa grande maison à Wellington quand on voulait et nous a donné le contact d'une très bonne amie à lui dans l'Ile du Sud.

Pour rentrer deux itinéraires : un court, un long. Nous choisissons le long qui est escarpé … et long.

Sur le chemin de nombreux pièges à Possums (chassés ici car grands ennemis des oiseaux et de la végétation) et plus de 7 possums attrapés. Trois heures et une bonne dizaine de km plus tard nous arrivons sur le parking bien contents de retrouver notre cher Bongo et d'enlever nos chaussures mouillées. Quelle aventure ! Bravo les enfants, vous avez vraiment bien marché, et en plus sans râler !






Le soir nous sommes invités chez Sharlene et Carl qui ont passé quelques temps en France (nous avions croisé Sharlene lors de la prédiction France All Blacks de Sonny). Cette petite halte « luxueuse » entre 2 campings nous fait du bien : pancakes, salle de bain que pour nous, big petit dej, balade en bord de mer, … Comme quoi, les jours se suivent et ne se ressemblent pas, parfois même dans la même journée !


 
 Vendredi, direction 350 km plus au Nord, au bord du lac Taupo. Après une traversée de paysages différents et bien plus asséchés à cause des terres volcaniques, nous voici à Awhi Farm à Turangi.
Awhi Farm, c'est un collectif de quelques familles et individus qui ont décidé de réaménager un terrain maori laissé à l'abandon par l'Etat après la construction de la route SH1 il y a 30 ans. Des ronces et de la broussaille partout ! Depuis 2 ans ils coupent, nettoient, plantent et construisent afin de créer un lieu de vie (ils vont tous habiter là à terme) et de production de fruits et légumes.

On vous en racontera plus dans les jours qui viennent. Lisa, une des membres d'origine maorie nous a invités à voir la finale chez elle (« But Oh lala, it was close ! », titre du Dominion post ce lundi), elle nous emmènera sûrement dans son village et les enfants iront sûrement à l'école maorie cette semaine, vu qu'elle y travaille.




               Ah ! Au fait le Weet-bix c'est ça :



Des céréales compactées qui se transforment en bouillie dans le lait du matin... y'en a qui aiment...






mercredi 12 octobre 2011

Plus que 8 mois...


Voilà, voilà, on arrive ! On va se faire engueuler maintenant !

Le week-end dernier, 1er et 2 Octobre, c'était escapade Rugby à la capitale. Nous avons enfin rencontré Tracy et Neil (d'autres amis très sympas de Cathy) et fait un petit tour dans une ville envahie d'étrangers (surtout des français d'ailleurs). Malgré tous nos encouragements, les bleus ont vu rouge et les Tongiens victorieux faisaient vraiment plaisir à voir.





Pour la nuit, nous avons squatté avec Bongo sur le parking de chez Jackie (encore une copine super de Cathy). Dimanche, nous avons retrouvé avec beaucoup de plaisir Katrina et Tim et leurs enfants Arie et Tai (des amis à nous que Cathy connait même pas !), pour le lunch et pour le match... de biens bons moments, un super match très plaisant avec plein d'essais, une top ambiance et des tours d'honneur des Canadiens qui n'en finissent plus. Mais attention pas intérêt de crier « go canada go » sinon la petite blonde nous faisait manger son drapeau des AB. Malheureusement Dan (encore un copain de Cathy) n'était pas au rendez-vous.




Un vrai Haka en direct c'est plutôt impressionnant, avec une pensée pour toutes les copines des Cap Nanas (oui toi aussi Pierre !)



Chez Beverley, on a fait la connaissance de Jonathan, un autre Wwoofer français de 23 ans, les enfants sont contents de pouvoir parler directement à quelqu'un d'autre sans passer par notre intermédiaire.... Ils ont terminé l'école cette semaine, ils sont contents, pas encore anglophones mais Hugo dit qu'il comprend de mieux en mieux. Ce sera sûrement un peu long, mais on a encore du temps... Pour une première expérience de scolarisation, on pense que Manakau était vraiment le coin idéal : petite école, personnel super accueillant, enfants ravis d'avoir 2 petits frenchies et déçus qu'on s'en aille si tôt, … On a même fait la disco-school ! Comme une boum de classe découverte, mais avec les parents !

Là c'est pas la boum, c'est la danse qu'ils font à l'école tous les matins avant de rentrer en classe pour être en pleine forme !




Ce qui est chouette en restant un peu dans un coin et en allant à l'école, c'est qu'on s'intègre vraiment, les enfants ont été invités plusieurs fois chez des amis, puis nous aussi du coup, et puis on a aussi invité Léah à revenir chez Beverley. On a même failli participer au match de foot local « les jeunes » contre « les vieux », mais finalement les vieux étaient assez nombreux et les jeunes... ben ils sont jeunes. Bref on reviendra avec plaisir à Manakau, petit village au sud de Levin.

En balade à la plage avec Honey

Côté pile

Côté face

Car ça y est, après 5 jours en auto-gestion dans la ferme de Beverley (elle est allée à Auckland voir sa famille) on va refaire nos valises pour partir en fin de semaine. Direction le centre de l'île du Nord, juste au bord du lac Taupo, plus exactement à Turangi où un nouveau wwoofing, très court celui-ci, nous attend. Avant et après, on va profiter du printemps qui arrive pour se balader un peu et faire quelques randos. On a même prévu une nuit en cabane dans la forêt ! Du coup on a déjà commencé quelques balades autour de Levin pour entraîner nos chaussures.







Ensuite, ce sera direction New Plymouth à nouveau, en espérant le beau temps cette fois, pour la fabrication (et la dégustation...) de la bière bio Mike's. On devrait rester là une dizaine de jours, avant de filer vers la pointe nord de l'île, le Northland.

Finalement, on trouve le wwoofing vraiment bien pour pouvoir bouger un peu partout, toucher à tout, rencontrer des gens, parler anglais, … alors du coup on va en faire pas mal, on pense.

Voici donc un bon mois et demi qu'on est dans ce nouveau pays et tous les jours on se dit qu'on a bien fait de venir ! On s'adapte à cette vie bien différente, on profite des moments simples passés avec les gens qu'on rencontre, on prévoit nos futures destinations un coup à l'envie, un coup au hasard, on pense parfois quand même à vous en France (ou ailleurs) et on se dit qu'on sera content de revoir tout le monde mais qu'on est vraiment bien là, à vivre ce qu'on est en train de vivre …

Alors donc voici quelques petites anecdotes de ce début de séjour, pêle-mêle :
  • La NZ c'est bien beau mais on ne mange pas assez de pain ni de fromage ici, on rêve souvent d'une bonne tartine de pain de Caplongue avec une bonne tranche de roquefort papillon bio.... !
  • Les villes qu'on traverse en voiture se ressemblent toutes : une rue principale avec un post-office, un New World (supermarché), un Warehouse (supermarché encore), un Subway (resto rapide) et plein de second hand shops (alors ça c'est super pour trouver des fringues et des bricoles pour trois fois rien!).
  • C'est un pays très jeune et donc avec très peu de monuments historiques. Un enfilade de maisons en bois, because of les tremblements de terre, des rues toutes perpendiculaires et parallèles, c'est plus facile pour circuler.
  • Les gens qu'on croise en ville ou dans les magasins sont très sympas, bienveillants, se mettent en quatre pour trouver des solutions à nos problèmes, trouver des réponses à nos questions et toutes les occasions sont bonnes pour échanger quelques mots avec le sourire. Mais ils sont tous habillés en noir.
  • Partout où nous sommes allés, il y a plein d'équipements, supers terrains de sports, aires de jeux, pistes de skate, ralentisseurs... « I site » (offices de tourisme), parcs et jardins, médiathèques avec connexion internet, WC nikels, etc
  • Pour les balades il y a de quoi faire, et derrière il y a toute une grosse organisation avec des cartes, des panneaux explicatifs, des centre d'information et de réservation, des sentiers balisés, des aires de camping, des cabanes (refuges partout).
  • Les paysages sont magnifiques pour l'instant nous avons surtout vu des champs, des collines, de forêts, des côtes, des grandes plages assez désertes, quelques îles, des rivières et beaucoup de vert. D'ailleurs cette auto-citation va bientôt devenir très célèbre : « Ici le vert n'est pas le même que chez nous »
  • La fougère, emblème du pays se décline à l'infini sur les sentiers de randonnées, de minuscules à gigantesques, arborescentes, vertes, rouges, brunes, argentées, poilues, brillantes...

  • Ici on a l'impression de ne jamais avoir à attendre ou si peu... jamais la queue à la caisse du New World (le super U local), ni à la banque, ni à l'entrée du stadium pour un match de coupe du monde, ni en ville, ni sur la route, ni au fish and chips... et puis même s'il faut attendre un peu, pas de panique, la coolitude reste souveraine, il n'y a qu'un endroit où ca klaxonne, c'est dans le tunnel, sous le mont Victoria à Wellington mais là c'est pour de rire... Ah si ! ça klaxonne aussi les soirs de victoire des Tongas contre la France.
  • Ici pas question de traverser en dehors des passages cloutés et même s'il n'y a pas de voiture en vue, le piéton Néo-Zélandais attend le signal vert et sonore qui autorise la traversée.
  • Les enfants sont très souvent pieds nus : à l'école (nous avons testé et Adèle est revenue avec une seule chaussure un soir, et sans ses chaussettes le lendemain) mais aussi dans les rues, dans les magasins... pourtant fait pas si chaud pour l'instant. De toute façon le Néo Z n'est pas frileux et ce n'est pas rare de croiser des gens en tenue d'été très légère alors que nous supportons nos bonnes grosses polaires (le Tof serait bien acclimaté ici avec ses manches courtes et le Milhau du Sud Aveyron avec son short et sa chemise ouverte aussi).
  • L'ambiance de coupe du monde est palpable, elles brasse de nombreux visiteurs étrangers, elle offre un sujet de discussion facile, une tendance au chambrage très bon enfant et tant que les Alls Blaks sont qualifiés, une sorte de bonne humeur règne et est contagieuse. Les drapeaux des All Blaks flottent allègrement sur de nombreuses voitures et maisons.
  • Les Néo Zélandais aiment beaucoup les français mais ne parlent pas trop le français et ils ont quand même une sorte d'appréhension rugbymystique envers la France... A votre avis, que doit-on faire si on les bat en finale ???
Par contre, c'est pas cool, mais une grosse marée noire est attendue pour les jours qui viennent dans le nord de l'île, dans un coin très touristique et superbe paraît-il, juste avant l'été et les vacances de Noël.

Bon voilà, c'est pas mal non ? On n'a pas écrit depuis 10 jours mais là on s'est bien rattrapé ! Faut pas croire qu'on fera toujours comme ça !

Petit exercice de vocabulaire à vocation culturelle :

Voici le Tui. In english "the Tui" 


Et voici la Tui. In english "the Tui" 


A bientôt pour de nouvelles aventures !