mercredi 16 novembre 2011

Mike's, ou la biere qui va bien


En préambule, on tient à s'excuser quelque peu de ne pas souvent répondre aux commentaires et messages mails qu'on reçoit individuellement... Mais sachez qu'on apprécie toujours tout ce qu'on reçoit de France (et d'ailleurs aussi, d'ailleurs...), les bonnes nouvelles comme les moins bonnes, les actualités locales, régionales, nationales, internationales, familiales, ou autres… car on se sent parfois un peu coupés de la réalité qui est la vôtre. Promis, on va faire des efforts ! Pour nous faire pardonner, voici un message un peu long et avec plein de photos. En attendant, vous pouvez considérer ce blog comme une réponse globale mais à la fois multi-individuelle ! Alors aujourd'hui, cher ami avide lecteur de ce blog, spécialement pour toi, voici le compte rendu de notre quinzaine à Urenui, petit village en bord de mer à 30 km à l'ouest de New Plymouth.




Chez Mike's Bewery, comme convenu nous avons fait de la bière et aussi nous en avons bu. Et on confirme qu'elle est vraiment bonne ! Avec une joyeuse petite équipe de wwooffers (Patrick and Xanne de Hollande, José and Claudius d'Allemagne, Julien de France, Fern de Malaisie), nous avons travaillé avec l'équipe de chez Mike's Brewery pour faire tourner la boutique.

Au programme : embouteillage, étiquetage, encartonnage, lavage de fûts et de tanks,  peinture, cuisine, peinture, plonge, peinture, moudrissure de malt, brassage de bière, mise en fûts... Sans oublier la superbe table de menuisier réalisée par la French team qui sert maintenant à l'embouteillage.






Parfois des grosses journées de travail mais toujours dans la bonne humeur et en bonne compagnie, sans oublier des petites bouffes accompagnées de bière bio presque à gogo. Nous logeons dans une caravane, le grand luxe pour nous qui pensions squatter dans notre petit Bongo. Heureusement parce qu'ici quand ça tombe ça tombe... et c'est plutôt 5 jours sur 7. Bon nous n'avons pas encore toutes les billes en main pour fabriquer notre petite bière à la maison mais nous n'avons pas dit notre dernier mot !



Les enfants, après un premier essai d'un jour dans une nouvelle école avec les enfants d'une collègue de la brasserie, sont finalement orientés vers une autre petite école à deux minutes de la brasserie. Contrairement à la première qui trouvait ça un peu trop compliqué de recevoir nos deux petits Frenchies, la deuxième « Mimi School » les accueille les bras ouverts. Ce doit être le nom qui veut ça ! (coucou à toutes les mimis qu'on connaît !). Les enfants voient tout de suite la différence et s'y sentent comme des poissons dans l'eau, surtout Hugo, qui va à la piscine tous les jours, est élu « player of the day » suite à un nouveau match de rugby … On leur a même confié Benson, la mascotte de l'école, dès le premier jour pour passer le week-end avec nous !
Il y avait aussi une journée de voile prévue, du coup Raphaël s'est empressé de se proposer pour le ramassage (ah oui, ici, toutes les sorties scolaires se font avec les parents) et pour accompagner les enfants sur les optimist. Enfin, il allait pouvoir faire un peu de voile, après sa semaine de classe de mer sans vent l'année dernière à Port-Leucate ! Finalement la journée  a été annulée, pour cause de … trop de vent... No comment...

Et puis l'école, ça commence a sentir la fin d'année : les récrés durent plus, le sport déjà bien présent l'est encore plus, ça cuisine, le rythme est cool et ça ne dérange personne !
En plus nous profitons aussi du gala de l'école, une sorte de big Kermesse mais avec des trucs pas comme chez nous... Les enfants ont testé les balades à cheval, le tir de transformation de rugby sur piste savonneuse accroché à un élastique, et surtout le « magic carpet » un gros bout de moquette accroché derrière un tracteur qui sillonne allègrement un champ plus ou moins pas plat... le but est selon l'humeur des occupants, de voyager couchés, de faire tomber les copains qui sont obligés de courir pour rattraper le tapis, de tenir debout le plus possible...









Mais ils n'ont pas testé le tir de paint ball sur le directeur de l'école, ni les buggy-quads en folie qui roulent à fond les manettes dans la bouillasse... Quelques bonnes idées à soumettre dès notre retour pour les prochaines fêtes de nos écoles ! Définitivement, ils n'ont pas les mêmes normes de sécurité, on s'en était déjà aperçus ! Et toujours du monde et une ambiance bon enfant pour ce genre de manifestations, sont fous ces Néo Zélandains !
En attendant les enfants, de plus en plus pieds nus, étaient très contents de leur quatrième école.

Après l'école, la classe de France sous l'avocatier ou dans la caravane (selon le temps). Nous avons quand même fait quelques petites sorties en bord de mer (pas encore dans la mer, ça ne saurait tarder...) et enfin pu admirer le Mont Taranaki qui sort si peu souvent de ses nuages.


Taranaki le matin

Taranaki le soir




Petit événement aussi chez Mike's, nous avons vu nos deux premiers possums vivants ! (pas les enfants, ils étaient déjà au lit). Bon, vivants, c'était juste avant qu'ils soient morts en fait... car Ron, le patron de la brasserie, n'a pas hésité longtemps avant de sortir son fusil et de les faire taire (le possum est beaucoup plus joli que son cri). Mais il n'y a vraiment aucune pitié ici pour ce petit nounours tout doux et tout gentil, son seul tort est de ne pas avoir de prédateur. Dommage car il a l'air inoffensif comme ça ! Et encore on n'a pas vu le « lancer de possum mort », ni le « dépeçage le plus rapide de possum » (mort aussi, je crois !), qui sont au programme de certaines fêtes locales. Quand on vous dit qu'ils sont fous ! Mais sont aussi sympas, alors on reste.

Encore de belles rencontres, de bons moments partagés avec les autres voyageurs (bonne route Julien ! Et dis nous où et quand ta bière sera prête !), de somptueux paysages... et notre route se poursuit vers le Nord, via Auckland, pour quelques vacances bien méritées !!!

Et maintenant, puisqu'il ne faudrait pas oublier l'aspect pedagogique de ce voyage, les enfants vous expliquent la chronologie d'une bouteille de bière Mike's en 12 étapes :














Et ça, c'est le seul moyen qu'on ait trouvé ce jour-là pour la faire taire !!!






samedi 5 novembre 2011

Awhi farm in Turangi

 On a donc passé une semaine en compagnie de Lisa, Bomun, Brian and Joanna dans Awhi farm, à Turangi. Awhi farm, c'est donc une terre maori récupérée par Lisa, qui a des origines maori, pour en faire un lieu de permaculture. Des légumes, des fruits, des fleurs, quelques animaux, des éco-constructions, un accueil de jeunes en formation ou en travaux d'intérêt général, tel est le quotidien d'Awhi farm. Lisa est la locale, la cuisinière, l'intendante et c'est grâce à elle que nos enfants ont pu aller dans une école maori. Bomun, un américain qui est là depuis 4 ans et qui n'envisage pas d'en repartir, c'est l'éco-constructeur. Brian et Jo, ce sont deux jeunes retraités qui sont là pour aider au lancement de la ferme en permaculture, une de leur spécialité. Ils sont aussi en train d'organiser un grand rassemblement sur le thème, à Turangi en avril prochain, avec le gratin international des spécialistes de la permaculture. Et puis ils nous ont proposé leur maison vide dans le Coromandel pour fin novembre, sympa !




La permaculture, il doit y avoir de bonnes définitions et explications sur Internet pour ceux que ça intéresse, mais sinon en gros et d'après ce qu'on en a compris, c'est une façon d'organiser toutes les plantations et les activités agricoles en fonction du lieu d'implantation afin d'en faire une exploitation qui devienne la plus autonome possible en s'auto-régulant à terme. Le souhait également de Lisa, qui est très généreuse par nature, c'est d'en faire un jardin « communautaire » où les habitants de la petite ville de Turangi pourraient venir se servir en fruits et légumes de qualité tout en donnant un coup de main s'ils le souhaitent. Mais ce n'est pas non plus une obligation...
Alors nous cette semaine, ben on a désherbé, préparé des terrains pour la nouvelle lune, repiqué des semis, participé à la construction des toilettes sèches et douches pour les campeurs qui seront bientôt accueillis, cuisiné, nettoyé, bref on a aidé à la bonne marche quotidienne de cette jeune exploitation.






Les enfants eux, nous ont aidé et ont travaillé leur programme scolaire, mais ils sont aussi allés à l'école maori pendant 3 jours où on a reçu un accueil vraiment ... impressionnant !
Mercredi matin, 8h45, on arrive à l'école : les enfants du primaire sont tous rassemblés avec leurs instits (que des dames et toutes guitaristes) dans une grande classe. Et là on a eu droit à la totale : des chants, une prière, encore des chants, la présentation des petits français, de nouveau des chants, des hakas plus vrais que nature effectués par les garçons, toujours des chants et la fin en une danse chantée par les filles et les garçons réunis, le tout à deux voix et avec les guitares... Waouw ! Il est déjà 9h 30 ! On en est restés bouche bée (et la larme à l'œil) tellement c'était chouette. Tout ça pour nous, ou presque car en fait ils le font très régulièrement et ce n'est vraiment pas du folklore, on voit vraiment que ça fait partie de leur culture. Quel impressionnant « Ka Mate » réalisé par 20 garçons de 6 à 11 ans ! « Ka Mate » qui en plus est le haka vraiment local des tribus maori des environs, il a été inventé à quelques kilomètres de là.
Voilà le bain dans lequel on a laissé les enfants, qui ont malgré tout vécu un peu plus difficilement ces 3 jours de classe qu'à Manakau, car dans une école maori, on parle … maori. Voilà t'y pas qu'ils vont devenir trilangues !!! Ils en ont déjà assez avec l'anglais, parents indignes !




Quoi d'autre à Turangi ? L'anniversaire de Mary Blossom (7 ans), la fille de Lisa, avec pizzas salées et sucrées au four à bois ; la piscine 2 fois cette semaine avec une bonne douche chaude (!) ; les piscines thermales d'eau chauffée par les poches de magma juste en-dessous de nous ; les travaux scolaires et informatiques à la médiathèque par temps pluvieux ; la visite du National Trout center, dans ce pays de la truite (et les truites sont enormes ici) une petite balade en forêt ; les courses au New World, bien sûr ; et la rencontre de 2 woofers français, Emilie et Cédric, intéressés par la permaculture et qui rentrent de 2 ans à Tahiti. Des discussions très sympas avec eux, un bon repas au four à bois et peut-être une piste pour aller bronzer à Tahiti en fin de séjour ??? Ne rêvons pas trop encore, ça reste un peu loin et surtout un peu cher...

Ce dimanche, direction Taupo au nord du lac pour une petite vadrouille sur le thème de l'eau : les Aratiatia rapids , où comment transformer une paisible petite rivière en un torrent tumultueux , the Huka Falls, chutes d'eau au débit impressionnant et camping au bord de la Waikato river. Cool, il a fait beau !





Lundi, après les « craters of the moon », direction l'ouest par la route dont le nom à lui seul est déjà tout un programme : the « forgotten world highway », la route du monde oublié... Du vert, des vaches, des vallées, des montagnes, très peu de voitures croisées et pas une âme qui vive. Ah si! Antonin, un routard stoppeur français qui marche sous le soleil depuis 3 heures. Donc on le prend, et c'est encore une belle rencontre avec un français. On partage un camping, un plat de pâtes et un vin australien avec lui, et c'est vrai qu'on aime bien de temps en temps rencontrer des français pour échanger quelques tuyaux, comparer les français et les néo-Z, se dire qu'on est finalement contents d'avoir été bons en finale mais de ne pas avoir gagné, partager nos expériences respectives... (il vient d'ailleurs de laisser un commentaire, salut Antonin et bonne route !). Là encore, nos enfants sont ravis de pouvoir parler à d'autre et de découvrir une démarche, une aventure, un quotidien encore différents et ils ont plein de questions à poser...

Et là on arrive à Wangamomona, un état dans l'état. Ce village de 50 âmes (tiens, tiens …) a décidé il y a 22 ans de s'auto-proclamer république car on a voulu les changer de région sans leur demander leur avis. Du coup, ils élisent régulièrement un président et fêtent chaque année « the independance day », une manifestation qui attire plusieurs milliers de spectateurs (re tiens, tiens...).



HT




Après une route toujours aussi verte (avec un vert un peu différent du nôtre, d'ailleurs),nous voici maintenant arrivés près de New Plymouth, en wwoofing à la brasserie Mike's, qui fabrique de la bière bio plutôt pas mal. Il a fait beau et chaud ici aussi ces jours-ci, nous a-t-on dit.... C'est bien parce que là il pleut, et pas qu'un peu ! Du coup on n'a toujours pas vu le mont Taranaki, mais on sait qu'il est pas loin car il attire et garde tous les nuages, surtout ceux qui ont envie de faire pluie-pluie ! (« le meilleur de Tom Tom et Nana », mega-farces et mini-gaffes , page 2).

Une semaine de découverte autour de la fabrication de la bière, une nouvelle école pour les enfants, quelques balades en bord de mer si le temps le permet, quelques courses au New World, tel devrait être notre programme en ce beau printemps de novembre. Et dire que Noël approche ! Par contre, pas de portable ni d'internet chez Mike's, ça ne passe pas.

HT


Pour ceux qui voudraient lui ecrire directement sans passer par ses parents, Hugo a une adresse mail hugoterris@gmail.com. Il la consulte et repond de temps en temps, quand ses parents lui laissent acceder a l'ordi...